Humidité dans un logement parisien : comment identifier la cause avant d’engager des travaux ?

L’humidité est un fléau fréquent dans les logements parisiens. Elle se manifeste par des moisissures, des odeurs de moisi, des peintures qui cloquent, des traces noires, des murs froids ou humides, etc. Lorsque vous remarquez ces symptômes, il est indispensable d’identifier la cause exacte avant d’envisager certains travaux. Que vous ayez l’intention de repeindre les murs, de poser un doublage, d’appliquer un traitement anti-humidité ou d’engager des travaux coûteux, vous devez d’abord identifier la cause de l’humidité. Découvrez dans cet article comment y arriver.

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Observer la localisation et l’évolution des traces

Il est indispensable de comprendre les problèmes d’humidité en Île-de-France afin d’y remédier plus facilement. L’aspect et l’emplacement des traces donnent de premiers indices pour identifier les causes. Lorsqu’elles sont situées au bas des murs, il s’agit généralement de remontées capillaires depuis le sol ou les caves. C’est très fréquent dans les vieux bâtis. Lorsque ces traces apparaissent dans les angles hauts et autour des fenêtres, l’humidité est souvent due à un problème de condensation et de ponts thermiques. Par ailleurs, des traces qui s’accentuent après la pluie indiquent une infiltration extérieure.

Contrôler la ventilation et l’humidité de l’air

Une bonne isolation sans ventilation suffisante peut piéger l’humidité dans le logement. À cet effet, il faut noter que le taux d’humidité idéal se situe entre 40 % et 60 %. Au-delà de 65 %, l’humidité devient excessive. Si le logement est équipé d’une VMC collective ou individuelle, placez une feuille de papier essuie-tout contre la grille d’extraction (cuisine, salle de bains). Elle doit rester collée par l’effet de la succion. Si elle tombe, le conduit est peut-être obstrué ou le moteur défaillant. Pour approfondir le sujet, vous pouvez consulter GICE Le Blog.

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Vérifier l’existence éventuelle d’une fuite ou d’une infiltration

Les bâtiments parisiens anciens présentent parfois des fuites difficiles à détecter. Tout d’abord, relevez votre compteur d’eau le soir. S’il a augmenté le matin sans aucune consommation nocturne, il y a fuite. Ensuite, inspectez le bâtiment. Des gouttières bouchées ou des fissures en façade peuvent tremper un mur à plusieurs mètres de distance. Enfin, vérifiez si l’humidité peut provenir du logement voisin ou de l’étage supérieur. Par exemple, une infiltration au plafond est généralement causée par un joint usé ou un siphon défectueux chez le voisin du dessus.

Mesurer l’humidité des matériaux

Un mur sec en surface peut être gorgé d’eau en profondeur. Alors, n’hésitez pas à utiliser un humidimètre pour mesurer le taux d’humidité dans la pierre, le plâtre ou le bois. Lorsque le taux dépasse 15 à 20 %, cela indique une anomalie. Par ailleurs, il est recommandé de prendre plusieurs mesures de bas en haut et le long du mur. Un taux d’humidité plus élevé au niveau du sol confirme une remontée d’eau, tandis qu’un pic localisé désigne une conduite défaillante.

Réaliser un diagnostic lorsque la cause reste incertaine

Si plusieurs facteurs se cumulent, il est préférable de faire appel à un spécialiste pour un diagnostic. À cet effet, il est recommandé de vous tourner vers un diagnostiqueur neutre plutôt qu’une entreprise qui vend des traitements anti-humidité. Il pourra utiliser la thermographie infrarouge pour repérer les variations de température et déceler des infiltrations cachées derrière des doublages. Il peut aussi réaliser des prélèvements en profondeur pour doser la présence de sels hygroscopiques. Ces derniers continuent d’attirer l’eau même après le séchage de la source initiale.

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