La France conserve sa place de leader mondial avec plus de 90 millions de visiteurs internationaux chaque année, malgré une concurrence accrue en Europe et en Asie. L’Espagne, qui suit de près, bénéficie d’une croissance constante grâce à la diversité de son offre culturelle et balnéaire.
La Thaïlande, quant à elle, figure dans le top 10 malgré une situation politique instable par moments, défiant ainsi les attentes en matière de sécurité touristique. Certains États, pourtant riches en patrimoine ou en paysages, peinent à franchir le seuil du classement, freinés par des infrastructures insuffisantes ou des formalités d’entrée complexes.
Pourquoi certains pays attirent-ils autant de voyageurs chaque année ?
Comprendre le classement des pays les plus visités oblige à explorer des leviers imbriqués, parfois inattendus. Chaque année, l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), devenue ONU Tourisme, diffuse ses statistiques du tourisme international, révélant les tendances qui façonnent la carte mondiale des déplacements. Pour 2024, le tourisme international affiche une vitalité retrouvée, avec 1,465 milliard d’arrivées, une progression de 12,2 % par rapport à 2023. Ce regain d’énergie s’alimente de politiques d’ouverture, de campagnes de communication habilement menées et d’un désir renouvelé de découvertes lointaines.
La France demeure au sommet depuis plus de trois décennies, portée par la richesse de son patrimoine, la réputation de sa cuisine, la densité de ses infrastructures et la facilité d’accès. L’Espagne combine plages, musées, réseaux de transport efficaces et hôtellerie florissante pour séduire. Les États-Unis misent sur la diversité de leurs paysages et l’immense force de frappe de leur secteur du divertissement.
L’Asie n’est pas en reste. Son attractivité explose avec 303 millions d’arrivées en 2024. Longtemps dominée par l’Europe, toujours en tête avec 631 millions,, la région profite d’infrastructures modernisées et d’une ouverture progressive.
Voici quelques chiffres qui éclairent l’impact du tourisme mondial :
- 6 % des exportations mondiales proviennent désormais du tourisme.
- En 2024, le secteur représente 23 % des exportations mondiales de services.
En définitive, l’essor du tourisme international se nourrit d’un triptyque solide : accessibilité, richesse culturelle, stabilité politique. Le classement mondial, loin d’être aléatoire, reflète cette réalité tangible.
Le classement 2024 des pays les plus visités au monde
D’année en année, le tourisme international se traduit par des flux massifs et une compétition féroce. En 2024, la France garde la première place sur le podium avec 102 millions de touristes internationaux. L’Espagne suit de près, accueillant 94 millions de voyageurs, grâce à la force de son patrimoine, de ses rivages et de ses événements culturels.
Le trio de tête s’élargit aux États-Unis, qui totalisent 72 millions de visiteurs, profitant de leur diversité géographique et d’une offre urbaine très large. Turquie et Italie occupent la quatrième et la cinquième position, avec respectivement 61 et 58 millions de touristes. La Chine (46 millions), le Mexique (45 millions), le Royaume-Uni (39 millions) et l’Allemagne (38 millions) témoignent d’un équilibre entre destinations historiques et nouveaux pôles d’attraction.
La montée en puissance de l’Asie est manifeste : la Thaïlande (35,5 millions), le Japon (37 millions) et l’engouement pour des voyages culturels participent à cette dynamique. L’Europe conserve néanmoins son avance avec 631 millions d’arrivées, loin devant l’Amérique du Nord (137 millions) et l’Asie (303 millions). Ce panorama met en lumière la concentration des flux et la réactivité des grands acteurs du secteur.
- France : 102 millions
- Espagne : 94 millions
- États-Unis : 72 millions
- Turquie : 61 millions
- Italie : 58 millions
- Chine : 46 millions
- Mexique : 45 millions
- Royaume-Uni : 39 millions
- Allemagne : 38 millions
- Japon : 37 millions
- Grèce : 36 millions
- Thaïlande : 35,5 millions
Zoom sur les destinations incontournables : ce qui fait leur succès et leurs sites phares
La France s’impose comme une évidence pour le tourisme international. Paris et ses musées, la tour Eiffel, le Mont-Saint-Michel, les châteaux de la Loire : autant de lieux qui expliquent l’afflux de 102 millions de visiteurs en 2024. L’excellence gastronomique, la scène culturelle et la variété des paysages contribuent à ce rayonnement qui ne se dément pas.
L’Espagne maintient son attrait. Barcelone et Madrid séduisent par leur énergie, l’Andalousie affiche ses trésors historiques, la Sagrada Família émerveille, les plages de la Costa del Sol et les fêtes populaires rythment l’année. Ce mélange de vitalité culturelle et de climat accueillant attire la fidélité de millions de touristes.
Les États-Unis jouent la carte de la démesure. Du Grand Canyon à New York, de la Floride à la Californie, l’éventail des lieux d’exception donne à voir le gigantisme américain. Parcs nationaux, métropoles vibrantes : la diversité attire 72 millions de voyageurs venus de tous horizons.
L’Asie confirme sa progression. Le Japon impressionne avec Kyoto et ses temples, Tokyo la tentaculaire, la poésie des cerisiers en fleurs. La Thaïlande séduit par ses plages, ses marchés, la profusion de ses temples ; elle s’affiche désormais comme une étape phare dans les circuits internationaux. Le Vietnam ou la Nouvelle-Zélande gagnent, eux aussi, du terrain auprès des voyageurs en quête d’authenticité.
- France : patrimoine, gastronomie, musées
- Espagne : villes vibrantes, plages, festivals
- États-Unis : diversité naturelle et urbaine
- Japon, Thaïlande, Vietnam, Nouvelle-Zélande : culture, paysages, hospitalité
Quand partir pour profiter au mieux de chaque pays du top mondial ?
La saisonnalité pèse lourd dans l’expérience du voyageur. En France, la première destination mondiale avec 102 millions de visiteurs, chaque saison a ses charmes, mais le printemps (mars à juin) offre un équilibre idéal : températures paisibles, moins de foule et une lumière qui magnifie Paris ou la Provence. L’Espagne se savoure pleinement dès avril, avec des pics d’agrément en mai, juin et septembre, loin de l’affluence estivale, que ce soit sur les plages catalanes ou dans l’arrière-pays andalou.
Pour les États-Unis, tout dépend de la région. L’Est, de New York à Boston, brille entre mai et octobre. La Floride se prête à la découverte en hiver, alors que la Californie se dévoile sous ses meilleurs jours au printemps et à l’automne. L’Italie et la Grèce déploient leurs atouts hors saison : octobre pour Rome ou Athènes, avril pour les Cyclades, loin de la cohue estivale.
L’Asie signe son retour en force en 2024. Le Japon attire pendant la floraison des cerisiers (mars-avril) ou lors de la saison flamboyante des érables (novembre). La Thaïlande se parcourt idéalement durant la saison sèche, de novembre à février. De nouvelles destinations se distinguent : la Norvège voit ses recherches de vols grimper de 25 %, l’Argentine de 49 %. Pour 2025, le Sri Lanka et la Lituanie séduisent aussi, Colombo et Vilnius étant recherchés pour leur authenticité et leur climat printanier doux.
Quelques tendances marquantes orientent les choix des voyageurs pour la période à venir :
- Hong Kong et Danemark : des baisses de prix sur les vols en 2025, une aubaine pour ceux qui surveillent leur budget.
- Zimbabwe, Moldavie : forte hausse de l’intérêt, notamment sur les sites de réservation aérienne.
Chaque année, les flux touristiques dessinent une fresque mouvante, où la curiosité et l’audace dictent de nouvelles routes. L’arbitraire n’a pas sa place : le voyage se réinvente, porté par l’envie de voir plus grand, plus loin, différemment.

